Chenille processionnaire : attention danger !

C’est quoi une chenille processionnaire ?

C’est une chenille d’environ 4 cm de long, de couleur brun noirâtre avec des petites taches rouges. Elle possède des poils urticants et se déplace en procession (d’où son nom).

 

Comment les repérer ?

On les trouve dans les conifères, le plus souvent dans les pins, mais aussi les cèdres. Elles se nourrissent des aiguilles du pin.

Elles construisent un nid d’hiver dans les conifères. Ce nid est bien visible à l’œil nu et facilement repérable.

De janvier à juin, elles quittent leur nid en procession pour aller s’enterrer. C’est à ce stade qu’elles sont dangereuses.

Le risque est maximum entre mars et mai. Mais, il faut être vigilant entre janvier et juin.

 

Pourquoi les éviter ?

Ces chenilles possèdent des poils urticants microscopiques qui sont très allergènes et peuvent provoquer de violentes réactions chez l’homme mais aussi chez les animaux domestiques telles que démangeaisons, problèmes respiratoires, ophtalmologiques, chocs anaphylactiques…

Les poils urticants sont libérés dans l’air dès que la chenille se sent menacée. Ces poils peuvent être transportés par le vent.

 

Que faire quand on a déniché un de ces nids ?

Le détruire ou le faire détruire par une entreprise spécialisée. Il faut être extrêmement prudent car même un nid vide peut contenir des poils urticants et être dangereux. Le port de gants est obligatoire. Le nid doit être placé dans un sac plastique et brûlé. Il ne faut pas inhaler les fumées qui peuvent aussi se révéler irritantes. Des insecticides peuvent également être utilisés.

 

Les risques pour le chien

Ces chenilles sont très dangereuses particulièrement pour les jeunes enfants, les chevaux et les chiens.

Lorsque le chien lèche ou touche la chenille avec son museau, il couine car il a mal. Puis, il se met à baver, sa langue gonfle, il peut même aller jusqu’à vomir et avoir des difficultés respiratoires.

La langue du chien peut se nécroser (c’est-à-dire que le sang ne circule plus à ce niveau) et le chien peut même en perdre un bout car la partie nécrosée peut tomber. Si un bout trop grand est touché, le chien ne peut alors plus se nourrir ou boire normalement.

 

Que faire en cas de contact ?

La première chose à faire est d’éloigner le chien des chenilles. Surtout ne pas les toucher sans gants. Ensuite, il faut éviter de frotter car cela dissémine la substance irritante. Il ne faut pas non plus donner de l’eau ou à manger au chien.

C’est une situation d’urgence : il faut se rendre le plus vite possible chez un vétérinaire qui pratiquera les premiers soins afin de limiter les effets de la substance urticante.

Le vétérinaire nettoiera correctement la bouche du chien, lui fera si nécessaire des injections pour ralentir les effets de la substance toxique et limiter la nécrose. Si le chien est en état de choc, vomit ou a du mal à respirer, le vétérinaire pourra lui administrer un traitement efficace contre l’état de choc.

 

Quels moyens de prévention ?

Etre vigilant en promenant son chien entre mars et mai.

Etre vigilant même si le chien a déjà été en contact avec une chenille processionnaire. Le chien ne se souvient pas et peut s’approcher d’elle de nouveau.

Rechercher des nids dans les conifères de votre jardin pour les détruire ou les faire détruire avant que les chenilles n’en descendent. Il n’existe aucun moyen de se débarrasser définitivement des chenilles. Le traitement est à refaire chaque année tant que les « parents » papillons existent dans la région.

 

Merci à Laurence, vétérinaire et adhérente du Case, qui a relu cet article et l’a complété.

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